“Enfant, je pratiquais beaucoup de sport : volley-ball, football… À 17 ans, j’ai été repéré lors d’un match de football par un entraîneur d’athlétisme, qui est d’ailleurs toujours mon entraîneur aujourd’hui. Il m’a convaincu de me lancer dans l’athlétisme”, raconte Kebinatshipi. Il ne regrette absolument pas sa décision…
“Mon titre mondial remporté l’année dernière à Tokyo a fait beaucoup de bruit au Botswana, tout comme le titre olympique de Letsile Tebogo sur 200 mètres. Avec Bayapo Ndori et Lee Eppie, nous avons également décroché le titre mondial du 4 × 400 mètres. Pas mal pour un pays qui ne compte que 2,5 millions d’habitants. Les jeunes athlètes nous prennent pour modèles et voient ce qu’il est possible d’accomplir quand on s’entraîne dur et qu’on s’investit à fond. Le Botswana a le potentiel d’aller encore beaucoup plus loin dans les années à venir, et pas seulement dans les épreuves de sprint”, prédit Kebinatshipi.
Kebinatshipi (record personnel : 43,44) n’ose pas prédire s’il battra un jour le record du monde de Wayde van Niekerk (43,03). “Vendredi, je veux avant tout remporter ce trophée de la Diamond League ici à Bruxelles. Et j’espère toujours courir plus vite que je ne l’ai jamais fait. Mais je veux surtout être constant dans mes performances et ne pas me précipiter. Wayde est d’ailleurs mon grand modèle. Nous échangeons régulièrement des messages. Il me motive et est une grande source d’inspiration.”