06 septembre, 2019

Lyles et Asher-Smith en cadors du sprint, Taylor bat un record du meeting vieux de 24 ans

Cette année encore, les diamants de l'athlétisme ont brillé durant l'AG Mémorial Van Damme, avec 15 nouveaux lauréats de l'IAAF Diamond League sacrés. Noah Lyles et Dina Asher-Smith ont confirmé au Stade Roi Baudouin leur statut de nouveaux cadors du sprint, Christian Taylor établissant un nouveau record du meeting au triple saut.

Dans un concours du triple saut messieurs qui s'annonçait prometteur avec la présence de trois hommes ayant déjà dépassé les mythiques 18 mètres, Christian Taylor a tiré son épingle du jeu. Avec 17m85, l'Américain s'est offert un record du meeting qui appartenait depuis... 1995 à Jonathan Edwards. Taylor n'a ainsi pas été menacé par ses compatriotes Will Claye (17m22) et Omar Craddock (17m17) et figure dès lors parmi les vainqueurs des diamants promis aux vainqueurs des finales de l'IAAF Diamond League. Mis à l'honneur durant le meeting et admis au Hall au Fame de l'AG Mémorial Van Damme la veille, l'ancien recordman du monde du triple saut Willie Banks aura apprécié.

Nouvelle vedette du sprint, Noah Lyles était lui très attendu sur 200m. L'Américain n'a pas déçu. Celui qui aime s'adonner au rap durant son temps libre a couru dans le bon tempo : vainqueur en 19"74, il a devancé sur la ligne le Turc Ramil Guliyev (19"86) et le Canadien Andre de Grasse (19"87), lesquels ont tous deux signé leur meilleure performance de la saison. Le Belge Robin Vanderbemden, membre des Belgian Tornados, a également amélioré son meilleur chrono de l'année, avec une 6ème place en 20"51. S'il ne courra pas en individuel aux Mondiaux, il sera bien présent en relais.

Sur 100m dames, la nouvelle sensation britannique du sprint, Dina Asher-Smith, a imposé sa pointe de vitesse, bouclant le 100m en 10"88, soit son meilleur temps de la saison à seulement 3 centièmes de son record personnel. A 23 ans, elle devient ainsi la plus jeune lauréate de la Diamond League de l'histoire et aussi la plus jeune. Rien de bien étonnant à voir la Britannique écrire l'histoire lorsque l'on sait qu'elle a décroché un diplôme universitaire d'histoire au King's College de Londres il y a deux ans. La Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce, double championne olympique et jeune maman, est également descendue sous les 11 secondes (10"95) mais s'est classée deuxième. L'Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou a signé le 3ème chrono (11"09).

NORMAN CONFIRME

Grand favori dans la course aux diamants sur 400m, l'Américain Michael Norman, 21 ans, a tenu son rang. L'homme le plus rapide sur le tour de piste en 2019 s'est imposé en 44"26 grâce à une remontée dans les derniers mètres. Son compatriote Fred Kerley (44"46) a pris la deuxième place devant le Jamaïcain Akeem Bloomfield (44"67). Présent au départ grâce à une wildcard, le tout nouveau champion de Belgique de la distance Jonathan Sacoor a couru en 45"72, avec une 7ème place à l'arrivée, et peut espérer être repêché pour les Mondiaux de Doha.

Avec un chrono de 13"22, le champion olympique Orlando Ortega est le nouveau lauréat de la Diamond League sur 110m haies messieurs. L'Espagnol a devancé sur la ligne Ronaldo Levy (13"31) et Sergey Shubenkov (13"33). Chez les dames, c'est la Jamaïcaine Danielle Williams qui a le mieux dompté les haies sur 100m, avec un chrono de 12"46. Elle a précédé l'autre favorite de la course, l'Américaine Kendra Harrison (12"73).

LASITSKENE TOUJOURS INTRAITABLE

Invaincue cette année en plein air, Mariya Lasitskene a confirmé son statut à Bruxelles. La Russe a effacé une barre à 1m99 pour s'adjuger la finale de l'IAAF Diamond League. L'Ukrainienne Yuliya Levchenko a terminé deuxième (1m97). A noter la 3ème place de Nafissatou Thiam, avec une barre franchie à 1m95.

Le suspense fut de mise sur 800m dames avec un beau duel américain entre Ajee Wilson et Raevyn Rogers. C'est la première citée qui a eu le dernier mot, avec un chrono de 2'00"24. Rogers a échoué à 43 centièmes de seconde, deux centièmes devant l'Ougandaise Winnie Nanyondo.

CHERUIYOT DEVANT LA FAMILLE INGEBRIGTSEN

Le Kenyan Timothy Cheruiyot s'est pour sa part joué des Ingebrigtsen sur 1500 m. Il a gagné en 3:30.22, résistant au retour de Jacob dans la dernière ligne droite. Le Norvégien et son frère Filip Ingebrigtsen ont pris les 2e et 3e places en 3:31.62 et 3:33.33.

Sur 5000 mètres dames, c'est la Néerlandaise Sifan Hassan (14'26"26) qui a raflé la mise. Elle l'a emporté avec une belle avance sur Letesenbet Gidey (14'29"54), Konstanze Klosterhafen (14'29"89) et Hellen Obiri (14'33"90).

Au lancer du disque dames, la Cubaine Yaimé Pérez a remporté la finale à la faveur d'un lancer à 68m27. La Croate Sandra Perkovic (66m00) et l'Allemande Kristin Pudenz (63m73) ont complété le podium.

Le numéro un mondial du disque masculin Daniel Stahl n'a pas manqué son rendez-vous bruxellois : il a en effet triomphé avec un jet à 68m68. C'est plus de deux mètres plus loin que l'Autrichien Lukas Weisshaidinger (66m03), deuxième. Le Jamaïcain Fedrick Dacres (65m27) a pris la 3ème place.

Au saut à la perche, la Grecque Katerina Stefanidi, championne du monde et championne olympique en titre, s'est imposée sans surprise avec 4m83, soit son meilleur saut de la saison.

Enfin, à la longueur dames, l'Allemande Malaika Mihambo, leader mondiale de la discipline en 2019, a remporté la finale avec un bond à 7m03. Elle a ainsi fait mieux que l'Américaine Brittney Reese (6m85) et la Britannique Katarina Johnson-Thompson (6m73). L'heptathlonienne Hanne Maudens, présente au milieu des meilleures spécialistes de la discipline, s'est contenté d'une meilleure marque de 5m80, terminant 9ème du concours.